Coaching personnel pour hommes ou femmes, étudiants, Responsables d'équipe,ou de famille, cadres, managers, ou dirigeants de PME. Ce site offre une approche du coaching par les neurosciences, le fonctionnement de la mémoire à long terme et les instincts de survie. Une démarche inspirée de la TCC ou Thérapie Cognitive et Comportementale. Fort de son expérience des hommes, des femmes, de l'entreprise, de l'industrie et de l'organisation, un coach qualifié, diplomé de l'école Transformance, vous accompagne en ligne au téléphone, par mail ou en entretien direct sur cinq entretiens pour apprendre à faire autre chose, autrement... une autre vie. Accueil > Le cerveau > Mémoire

Le cerveau et la mémoire.

La mémoire peut-elle être saturée?

Seule la capacité de la mémoire à court terme est restreinte. Elle ne peut retenir qu'un nombre limité d'éléments. Ce chiffre varie selon les individus et avec l'âge (entre 5 et 9 vers 20 ans; entre 4 et 7 vers 70 ans). En revanche, les stocks de la mémoire à long terme ne peuvent jamais être saturés. Notre cerveau peut créer en permanence de nouvelles connexions - c'est ce que les scientifiques appellent la «plasticité cérébrale». Sauf en cas de maladie, un octogénaire peut encore engranger des connaissances. Il n'y a certes pas de saturation à l'échelle d'une vie. Mais les mécanismes d'apprentissage proprement dits peuvent se gripper au bout d'un certain temps d'étude: entre quarante-cinq minutes et deux heures. Afin de pouvoir travailler plus longtemps, il est conseillé de changer régulièrement de sujet.

Y a-t-il une différence entre l'homme et la femme?

Du point de vue anatomique, les cerveaux masculin et féminin ne se distinguent guère. Les principales différences se situent à l'échelle microscopique. L'IRM commence à permettre d'identifier chez l'homme et chez la femme les différentes zones du cerveau mobilisées pour l'exécution des différentes tâches. Ces IRM remettent en cause nombre d'idées reçues. La complexité des immages visionnées permettent d'identifier à chaque étape de toute réflexion/action un grand nombre de zones différentes dont le fontionnement nous est encre mystérieux. Ces connexions sont liées à l'apprentissage de situations précédentes analogues.
Ainsi, la différence entre le développement cerveau droit et le cerveau gauche des hommes ou des femmes est lié à des apprentissages essentiellement acquis et modifiables, comme la différence entre un violoniste et un rugbyman.

Quels souvenirs les enfants conservent-ils?

Tout petit, un enfant ne peut créer que des souvenirs éphémères (pas plus de quelques semaines). Il distingue facilement les visages de son entourage. Il développe ses capacités de mémoire procédurale en maîtrisant les gestes, la marche, la prononciation des mots… Il enregistre certaines sensations, comme les odeurs, qui resteront fortement ancrées dans son cerveau. Un peu plus tard, il acquiert un début de mémoire sémantique, avec le langage et la notion de l'écoulement du temps. Mais c'est seulement entre 3 et 5 ans que sa mémoire épisodique commence à émerger. Il peut alors construire sa biographie personnelle. Quand il sera adulte, les souvenirs les plus nombreux seront ceux d'épisodes vécus après l'âge de 10 ans.
Cf Les secrets de la mémoire
par Jean-Marc Biais -L'Express du 13/09/2004


A Noter pour les parents : La maturité complète du cerveau arrive aux alentours de 20 ou 25 ans seulement ! Et la partie du cerveau qui mûrit la dernière, c'est le cortex préfrontal. Il s'agit de la zone responsable d'aptitudes complexes telles que s'organiser, contrôler ses impulsions, prendre conscience des conséquences de chaque acte, établir des priorités, se projeter dans l'avenir…

L'apprentissage et la mémoire

Le cerveau est malléable, il évolue selon les apprentissages et les expériences. Avec l’apprentissage, les différences finissent par s’estomper. Autrement dit, la culture joue un rôle. Chez les femmes, on constate une réduction progressive des écarts de performance, qui va de pair avec l’intégration socioprofessionnelle.
Le fonctionnement du cerveau évolue en permanence, selon les événements. Les circuits neuronaux se font et se défont au gré des expériences. Cette réversibilité montre que les choses ne sont pas fixées à l’avance ni immuables. On ne possède jamais le même cerveau : il est à considérer comme un livre d’histoire personnelle, le témoin du passé ouvert sur l’avenir.
La spécialisation produit des cerveaux différents. Les observations montrent que la dissemblance entre des personnes spécialisées dans des activités distinctes est plus grande qu’entre femmes et hommes. Les études sur le cerveau révèlent une plasticité cérébrale : pour aboutir à un même résultat, les humains emploient des méthodes variées.
En revanche, il est maintenant prouvé que le développement du cerveau traverse des périodes critiques. Ses capacités se développent par l’interaction avec le monde extérieur physique et notre monde mental. Ce constat met en évidence l’importance de la culture et du milieu familial, d’où l’intérêt des programmes pour enfants en difficulté.
L’apprentissage, y compris chez l’adulte, s’appuie sur les caractéristiques du cerveau humain. Le cerveau a une grande plasticité : il acquiert de nouvelles compétences, mais peut également éliminer des connexions acquises qui ne lui sont plus utiles. Le caractère réversible est complémentaire de la restructuration qui intervient, par exemple, après un accident. Il se produit une compensation induisant l’utilisation de nouvelles zones du cerveau. Le processus de formation et d’élimination des synapses est à l’œuvre en permanence.
Catherine Vidal et Dorothée Benoit-Browaeys, Éditions Belin, collection Regards